Barbarella, 19 ans, Beloeil, Montérégie, Québec
J'avoue que mon boulot est vraiment nul et que je suis là depuis bientôt 2 ans. J'avoue qu'être caissière n'est pas gratifiant du tout. J'avoue que toutefois, les clients sont un sujets de conversation inépuisable et qu'on se bidonne bien à leur propos. J'avoue que je ne suis pas des plus tolérantes envers mon prochain, surtout s'il passe à ma caisse. J'avoue que je me gêne même plus de rouler les yeux devant les clients. J'avoue que j'en ai rien à faire qu'il fasse beau, que ton chien fait des acrobaties ou que tes ampoules sont brûlées et que c'est d'ailleurs pour ça que tu viens en acheter.
J'avoue que l'été dernier, j'ai trouvé bien ridicule le monsieur qui a apellé afin de savoir si notre bois traité était conservé à l'intérieur parce qu'il voulait se faire un patio (j'entend ici un grand balcon derrière sa maison afin d'accèder à sa piscine, de boire de la bière et de faire des barbecues avec ses pairs) et qui s'était indigné d'apprendre que non en avançant cette remarque débile : «Vous avez pas pensé à l'humidité !» Vieux fou...
J'avoue que lorsqu'un client appelle pour qu'on lui passe le département de la "boiserie", j'ai bien envie de lui dire qu'on ne tient pas de forêt ici...
J'avoue que j'en ai marre d'indiquer sans arrêt les départements quand le nom de chacun d'entre eux au dessus de leur emplacement est inscrit sur un pancarte immense.
J'avoue que les clients qui pensent nous sauver de notre ennui en venant nous faire travailler mais ils devraient y penser deux fois avant d'ouvrir la bouche afin de nous en faire part parce qu'on préfèrerait qu'ils nous laissent tranquille et qu'ils restent chez eux.
J'avoue que le samedi matin à 8h, c'est assez surprenant de voir qu'il y a du monde qui sont pressés de venir acheter des réglisses puis de la gomme à macher quand il y a un dépanneur quelques mètres plus loin et que je travaille dans une quincaillerie.
J'avoue que j'en peux plus de l'odeur des clients qui comprennent pas qu'à 8h du matin, je viens de me lever et que j'ai l'estomac fragile alors la sueur mélangée au brin de scie et à la cigarette, c'est pas fou comme mix.
J'avoue que pour leur rendre la pareille, je pète sans vergogne et que ça paraît même pas parce que j'ai développé une technique silencieuse au fil du temps. Bien fait pour vous.
J'avoue que l'été dernier, j'ai trouvé bien ridicule le monsieur qui a apellé afin de savoir si notre bois traité était conservé à l'intérieur parce qu'il voulait se faire un patio (j'entend ici un grand balcon derrière sa maison afin d'accèder à sa piscine, de boire de la bière et de faire des barbecues avec ses pairs) et qui s'était indigné d'apprendre que non en avançant cette remarque débile : «Vous avez pas pensé à l'humidité !» Vieux fou...
J'avoue que lorsqu'un client appelle pour qu'on lui passe le département de la "boiserie", j'ai bien envie de lui dire qu'on ne tient pas de forêt ici...
J'avoue que j'en ai marre d'indiquer sans arrêt les départements quand le nom de chacun d'entre eux au dessus de leur emplacement est inscrit sur un pancarte immense.
J'avoue que les clients qui pensent nous sauver de notre ennui en venant nous faire travailler mais ils devraient y penser deux fois avant d'ouvrir la bouche afin de nous en faire part parce qu'on préfèrerait qu'ils nous laissent tranquille et qu'ils restent chez eux.
J'avoue que le samedi matin à 8h, c'est assez surprenant de voir qu'il y a du monde qui sont pressés de venir acheter des réglisses puis de la gomme à macher quand il y a un dépanneur quelques mètres plus loin et que je travaille dans une quincaillerie.
J'avoue que j'en peux plus de l'odeur des clients qui comprennent pas qu'à 8h du matin, je viens de me lever et que j'ai l'estomac fragile alors la sueur mélangée au brin de scie et à la cigarette, c'est pas fou comme mix.
J'avoue que pour leur rendre la pareille, je pète sans vergogne et que ça paraît même pas parce que j'ai développé une technique silencieuse au fil du temps. Bien fait pour vous.
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