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2 aveux trouvés

J., 33 ans, Genève
J'avoue être toujours aussi folle V.
J'avoue avoir envie de passer un nuit avec lui et lui faire l'amour comme jamais.
J'avoue que son regard sur moi me donne la chair de poule.
J'avoue ressentir qu'il est aussi très attiré mais fait tout pour se retenir.
J'avoue attendre qu'il me fasse une proposition.
J'avoue que je dirai oui sans hésiter.
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J., 33 ans, Genève
J'avoue avoir reconnu l'aveu de V.,37 Genève.
Je pense être la personne (femme mariée) dont il se réfère.

J'avoue que le fait de l'avoir lu, m'a profondément émue. Je ressens une profonde souffrance en ses mots.
J'avoue que tout comme lui, notre liaison a également été un moment très difficile à vivre pour moi.

Auparavant, je n'avais jamais "pratiqué la tromperie". En conséquence, un énorme mal être c'est emparé de moi. Je n'ai pas su comment réagir et encore moins gérer la situation.

J'avoue avoir passé des nuits entières sans réussir à m'endormir.
J'avoue ne pas avoir pu entretenir des relations sexuelles avec mon époux.
J'avoue m'être sentie sale, coupable et indigne.
J'avoue avoir été exécrable avec V. dans le seul but qu'il me déteste, et s'éloigne de moi.
J'avoue avoir dit à V. que je ne l'aimais pas, alors que non, je l'aime, à ma façon, mais je l'aime.
J'avoue lui avoir menti délibérément car je savais, de part sa vie difficile, combien cette famille idéale lui est cher.

J'avoue avoir mis du temps à me rendre réellement compte de mon amour pour lui, car je refusais de l'accepter. J'ai lutté contre, j'ai fait mon possible pour passer à autre chose, sans succès.
Depuis, quatre longues années se sont passées, mes sentiments pour lui sont toujours là, intact. La différence est qu'aujourd'hui j'ai appris à vivre avec et j'ai enfouis mon secret et mes sentiments au plus profond de moi, pour éviter tout débordement, pour lui, pour moi, pour nous et nos familles respectives.

J'avoue que certaines fois, malgré ma bonne volonté, j'ai du mal à me contenir et ça se voit.
J'avoue être toujours présente dans sa vie. J'essaie de l'aider comme je peux, le soutenir dans les moments heureux ou malheureux. Je suis là lorsqu'il a besoin de moi.

J'avoue faire tout cela, non pas pour qu'il soit avec moi, ni pour entretenir une liaison. Je le fait pour le voir heureux, c'est ma façon de lui "donner" de l'amour. C'est l'homme d'une autre et je n'ai aucun autre droit.
Mon regard sur lui, ce besoin, est un regard rempli de tendresse. Il a besoin d'amour, admiration et de se sentir épanoui, aimé tel qu'il est. Sans masque, ni faux semblants. Je l'aime pour ce qu'il est, avec ses défauts et qualités, ses forces et ses faiblesses. Et non pas pour cette image montée, pour paraitre en société.
Parfois, il est vrai que devant les aléas de la vie, nous nous retrouvons, sans nous en rendre vraiment compte, prisonniers de nos propres erreurs. Je pense qu'il est prisonnier de cette image idéale et indélébile qu'il s'est créée et qui lui donne à la fois ce sentiment d’appartenance à ce qui est politiquement correct, mais qui en même temps, lui apporte frustration et insatisfaction.

Quant à moi, je reste prisonnière de mes sentiments, avec l'espoir qu'un jour je réussirai à les surmonter.
Mais ce n'est pas de sa faute. J'étais là aussi.
Ce qui au début paraissait une simple "déconnade"entre collègues, au fil du temps, a pris une toute autre tournure.

Toute cette souffrance, tristesse due au fait que la ligne rouge a été franchie, nous empêche de sortir de notre histoire indemne.
Tout cela pour dire que ce qui ne semblait pas être de l'amour hier, l'est aujourd'hui.
Toute cette souffrance, cette difficulté est due en partie aux sentiments qui sont nés entre nous et à cette frustration de devoir s'en tenir à une relation strictement platonique, alors que le cœur, souhaite aller de l'avant.
Une histoire qui dure aussi longtemps, ne peut l'être, si nous ne sommes pas deux pour la vivre et l'entretenir.

V. je veux que tu saches que tu n'es pas seul dans ta souffrance. Malgré mes sentiments envers toi, mon désir est de réussir à voir le bout du tunnel tout comme toi.
Tu n'es pas seul dans ton désarroi. Jamais je ne t'abandonnerai. Je ne t'accuses pas et je ne m'accuses plus non plus. c'est arrivé. J'ai appris à l'accepter. Je sais que rien a été calculé entre nous. La vie, l'a voulu ainsi.

Seul le temps pansera nos blessures, et ce même si les cicatrices, elles, ne disparaîtront jamais.
Courage,
de la part de celle qui t'aime tendrement.
Le premier pas pour se sortir de tout bourbier est d'abord l'acceptation de la situation, de ses sentiments. Pour plus difficile que cela puisse paraître, accepter que quelque chose à échoué.

Cela ne sert à rien de culpabiliser pour ce qui a été fait. D'en effet, déterminer qui est ou n'est pas le "salaud" de l'histoire.
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