KiD, 20 ans, Paris
J’avoue que la semaine dernière j’ai vécu un moment formidable. J’étais partis payer un thé à la menthe à Stif dans un petit café pas loin de chez moi, et tandis que nous discutions, j’observais d’un œil distant un groupe de jeunes tout ce qu’il y a de plus banlieusards, dignes de figurer dans un reportage de TF1 sur l’insécurité dans les quartiers dits «sensibles». Habillés en pantalon jogging Lacoste... Casquettes vissés sur la tête… Mais je ne vis pas dans le monde de TF1. Ces jeunes jouaient aux échecs. Et je dois avouer que quand j’ai joué avec eux ce soir là, je me suis ramassé comme jamais auparavant, mat sans avoir eu le temps de perdre une tour ou un fou.
J’avoue que je suis triste quand je retourne dans ma campagne natale et que j’entends dire que les jeunes des cités ne sont que des voleurs, des criminels et des drogués sans cervelle.
J’avoue que je suis triste quand je retourne dans ma campagne natale et que j’entends dire que les jeunes des cités ne sont que des voleurs, des criminels et des drogués sans cervelle.
Voir les autres aveux de cette personne - Envoyer cet aveu à un ami