8 aveux trouvés
LeeLoo, 22 ans, London
Par où commencer ? Depuis plus de trois mois, je ne vis plus. Pas complètement. A moitié. La moitié qu'il me reste. L'autre s'est envolée avec mon ange. Oui, il n'est plus mon ange. Il n'est plus rien. Plus rien. Juste ce vague étranger avec qui j'ai partagé mon temps, mon corps et avec qui j'ai quelques souvenirs. Voilà ce qu'on devient. Deux étrangers. Voilà, ce qui m'occupe. Me demander ce qu'on devient. Je n'ai pas de réponse tu sais. J'ai juste cette vulgaire solitude qui me pèse, et ton silence. Je le déteste. Il m'accompagne, il soulève ces interrogations, ne m'apporte rien. Je voudrais te demander tout ça. Pourquoi ? Comment ? Toutes ces questions meritent-elles une réponse ? Crois-tu que je ne sais pas que tu te portes bien, toi. Alors que depuis trois mois je me perds et je meurs ? Tout ça peut sembler triste, et ça l'est puisque je le suis. Oui, je n'ai pas honte de dire que j'aime plus que tout au monde une personne pour qui je ne compte plus. Ce sont des choses qui arrivent. Elles m'arrivent. Et je meurs depuis trois mois. Et je meurs depuis trois mois. Je pourrais le lui dire, il le sait. Tout le monde s'en doute. Et ce soir, je vais encore penser à tout ce passé, proche. Je vais encore me dire qu'il y a un an, on s'aimait, il y a trois mois on s'aimait. Aujourd'hui je suis seule à l'aimer. Je n'en ai pas honte. C'est quelqu'un de bien dans le fond. Il est très intellligent, puisqu'il m'a quittée. Il a eut raison. C'est juste que ça fait encore mal, certains soirs. Très souvent. Le matin aussi. Et puis à midi. L'aprés-midi. Il paraît que ça passe. Qu'à mon âge c'est normal. Que je trouverai quelqu'un d'autre. Que je suis jolie. Que si je cogne dans le mur, il y en a dix qui tombent. Qu'il faut que je tourne la page. Il paraît tout ça. Est-ce qu'on le lui a dit, à lui. Je ne pense pas. Lui, ça va. Merci. Il continue à vivre. Est-ce qu'il fait l'amour ? Je voudrais bien lui demander. Est-ce qu'il embrasse une autre femme ? Est-ce qu'elle le fait rire. Comment l'appelle-t-elle ? Mon ange ? Ils doivent aller au restaurant, en week-end. Sans doute.
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LeeLoo, 21 ans, London
Je suis assise près de toi et je t'écoute me dire que tu veux que ça change.
Voilà, cinq ans déjà qu'on partage les mêmes angoisses, les mêmes bonheurs, presque les mêmes cafés et les mêmes maux. Voilà cinq ans déjà que tu m'as accostée dans cette soirée surpeuplée d'étudiants bourrés, profitant de l'open bar. Et tu voudrais autre chose. Mais quoi ? Ce qu'on a toujours attendu de toi ? Te marier, faire des gosses et trouver un boulot stable ? Pour partir une fois l'été, à la mer, et une fois l'hiver, à la montagne ? C'est pour ça que tu me "convoques" un dimanche matin sur ce banc ? Mais qui t'a dit que moi je voulais ça ? Quelqu'un ? Tu te prends pour la Paula de Louise qui fredonne "quelqu'un m'a dit..." mais elle parle d'elle. Moi, on ne m'a jamais dit : "marie-toi". Je veux juste vivre près de toi et t'aimer un peu plus chaque jour. Oui, nous vivons dans le pêché, alimentant les gazettes et autres ragots. Mais je m'en fiche. Je n'y ai jamais prêté attention. Je ne vais pas commencer aujourd'hui sur ce banc inconfortable. En plus, la peinture est écaillée... J'ai besoin de toi, pas de promesses. Juste, l'ivresse de ton amour, la chaleur de ton regard sur moi quand je tente d'ouvrir une boîte de cornichons. Pourquoi nous marier ? Parce que tout le monde le fait ? As-tu besoin que je te promette de t'aimer devant un public endimanché ? Moi non. Et, tu sais que je suis entière, alors pour être tout à fait moi, si je devais crier publiquement mon amour, je ne me contenterais pas de quelques cousins éloignés, fils et filles d'une tante incertaine que l'on n'a jamais vue. Non. C'est à la terre entière que je le crierais. Je me ficherais des décalages horaires. Je crierais dans ne langue universelle que je t'aime. Et après ? Serions-nous plus à l'abri de la séparation ? Serions-nous invulnérables ? Je ne veux pas le savoir. Même si c'était le cas, je ne le ferais pour rien au monde. Où serait l'intérêt d'être assuré contre toute séparation ? Je veux te séduire chaque matin comme si j'étais une inconnue que tu trouves dans ton lit. Je veux te séduire chaque jour en te croisant dans un café. Je veux te séduire chaque nuit en usant de charmes secrets, que seul à toi je livrerai. Je veux partager avec toi des moments et d'autres, des fous rires et des larmes. Je veux être émue par toi comme quand je pense à toi. Alors doutes-tu toujours de mon amour ? Si tu me réponds oui, je te quitte... pour mieux te reconquérir...
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LeeLoo, 21 ans, London
Voilà, ce matin je me suis réveillée. J'aurais préféré dormir. C'est banal. Mais pas pour rien. J'ai mes raisons. Je ne sais plus à qui parler autour. Je risquerais de les ennuyer. Pourtant j'aurais bien besoin de parler autour. Je lui en veux un peu de se transformer comme il le fait. Mais comme moi j'ai mes raisons, il a les siennes. Simplement l'un ne comprend pas les raisons de l'autre. Ce matin, j'aurais préféré rester dans mon lit. Toujours pour les mêmes raisons. Simplement qui a raison de ses actions ? Lui ? Moi ? D'autres ayant leurs raisons ? Aucune idée. Je pensais qu'en parler me soulagerait, il n'en n'est rien, puisque ça ne change rien. Elle risque d'être longue cette journée...
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LeeLoo, 21 ans, London
Que pourrais-je dire aujourd'hui? De drôles d'idées me traversent la tête. Toujours pareil, je m'imagine une idée qui sur ces petites jambes me traverse la tête. Drôle de sensation.
C'est fou, comme certains jours, on ne se sent pas à sa place. Je suis impatiente, aujourd'hui.
London me manque. Toute cette atmosphère de tranquilité est bien trop loin, bien trop loin. Toi, mon amour, tu as été tellement parfait. Tellement toi, finalement.
Aujourd'hui, c'est un jour où j'aurais dit Londres, pas London et où je me serais sentie toute petite dans un café de South Kenth, un dimanche de mai ensoleillé.
J'aurais trouvé la chambre froide, et le salon inconfortable. Pourtant, il ne fait pas si froid que ça. Non, c'est juste loin. Je voudrais nous revoir là-bas.
Je t'aime.
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LeeLoo, 21 ans, London
Elle veut un sujet exeptionnel. Rien que de l'exeptionnel, sinon, on ne vous prend pas.
Alors, il va falloir la distraire, trouver une accroche, un sujet qui la fasse frémir. Que pourrais-je lui dire ? Que je préfère rester sous ma couette, les jours où, comme aujourd'hui, il pleut et qu'il fait froid. Je pourrais lui dire que le monde n'est plus ce qu'il était, et autres blabla de bonne femme au salon de coiffure un samedi après-midi entre deux couleurs et un brushing bouclé... Je pourrais lui proposer d'aller prendre un café, enfin pour elle le café, moi je prendrai un thé s'il vous plaît monsieur, et lui parler de toi. Je pourrais parler des heures de toi, et lui conter comme tu es merveilleux mais elle pourrait te vouloir ou pire te désirer. Elle me demanderait comment on s'est rencontré et tout et tout. Elle répéterait "exeptionnel" à tout bout de champs en tirant nerveusement sur sa clope. Moi je serais gênée par le fumée mais dessus pas un mot. Je m'acharnerais à tirer sur mon pull pour éviter de montrer le string qui entaille ma chair dans ce jean, qui me boudinne, c'est certain, je le savais, quelle s... cette vendeuse...
Alors voilà, dans ce café, je lui dis que je suis exeptionnelle, sans trop y croire parce qu'elle sent bien quand même que ce jean me boudinne. Mais bon, elle me sert la main et me dit qu'elle me rappelle. Elle m'invite, j'accepte. Je m'en vais, et je me pose sur un banc, c'est épuisant d'être exeptionnelle, même une demi-heure, moi ça m'a crevé. Alors, je détache mon jean, juste le premier bouton, je prend mes écouteurs, et j'écoute B. Biolay, lui a des chansons exeptionnelles... "A mesure que le temps passe, je mesure le temps qui passe..." Mais ça vibre dans ma poche, je reponds, c'est elle. Je pourrais pas passer à la rédaction par hasard, elle a peut-être un sujet... Mais oui j'arrive, je suis là dans dix minutes...
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LeeLoo, 21 ans, London
Mon ange, comme je voudrais, quand tes yeux deviennent sombres, y rallumer cette flamme que j'aime tant. Je voudrais aussi trouver les mots qui feront que tout va bien, que tu vas bien, que tout est parfait et que rien n'est arrivé... Je sais que c'est impossible mais je veux y croire pour toi et pour que tu vois dans mes yeux ce que je veux voir dans les tiens...
Je t'aime, tu t'en doutes, tu le sais, et tu le vis.
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LeeLoo, 21 ans, London
Mon ange. Que dire ? Dire que je t'aime un peu plus chaque jour n'est pas suffisant. Rien ne suffit pour exprimer ce qui me titille le ventre, ce qui fait claquer mes genoux dès que je te vois ou t'entends. On peut penser qu'avec le temps, ça passe... Mais qui peut penser une bêtise pareille ? Rien ne s'affaiblit... J'ai plutôt l'impression que tout s'accroît. C'est tellement frustrant de n'avoir que peu de mots pour te dire combien je t'aime. Mais tant pis, je n'userai que de ce que ces mots inutiles me proposent et je te dirai que je t'aime. Je t'aime !!!
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LeeLoo, 21 ans, London
J'avoue mon ange que je t'aime et que je suis heureuse que depuis deux ans tu aies pointé le bout de ton nez dans ma vie !
Merci de me soutenir comme tu le fais.
Tu es merveilleux, je te l'ai déjà dis mais au moins, si tu tombes dessus par hasard, ça te fera plaisir. Enfin, je le souhaite, et tu sais que c'est en souhaitant les choses que... Bisous...
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