J'avoue que suis en stage en Ecosse depuis 3 mois et qu'il y a 2 semaines, pour la première fois, je me suis décidée à goûter le whisky du coin. J'avoue que c'etait pour "voir" si je pourrai un jour être une vraie écossaise et surtout pour faire ma maligne. Sur les conseils d'un ami ecossais calé en la matière, j'ai choisi le plus vieux whisky et surtout le plus cher, à près de 600 balles la bouteille. L'ami en question, bien qu'ecossais, n'est pas radin pour un sous et m'a servi un énorme verre, vraiment plein à ras-bord, du precieux liquide. (Celui a 600 balles, donc.)
A peine j'avais mis le bout de ma truffe dans le verre que je faisais presque un coma ethylique... Arg arg.
Me disant qu'après tout les highlanders ne sont pas des gonzesses, je trempai vaillament mes lèvres dans le verre... Ah, il n'y a pas de mot pour décrire les millions de petites étoiles que j'ai vues, la brûlure de mes levres, comme si elles avaient été trempées dans de l'acide et mon envie de vomir.
Ce qui m'avait paru être une grande gorgée n'était en fait une goutte et le mega verre était toujours aussi plein. C'est à ce moment la que j'ai realisé qu'on peut peut-être aimer l'Ecosse mais pas le whisky.
Une jolie plante sur le rebord de la fenetre, la pauvre semblait avoir soif, s'est fait une joie de boire le verre entier de whisky à 600 balles, le prix est important, c'est ce qui me fait le plus culpabiliser.
Durant toute la semaine qui a suivi, j'ai surveillé la plante du rebord de la fenêtre pour voir si elle survivait au whisky. Je me sentais mal parce qu'il y avait comme une odeur persistante d'alcool du côte de la fenêtre, et j'avais peur que mon ami remarque que la terre du pot était humide alors qu'il n'arrose jamais ses plantes.
J'avais presque oublié cette histoire jusqu'à ce que je me rende compte hier que la plante à passé l'arme a gauche... Je préfère imaginer que c'est dû à la sécheresse...
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Meilleur Aveu 11/07/2005 <-