Lurette, 24 ans, Paris
J’avoue qu’en commençant ce boulot je ne pensais pas y rencontrer «l’homme de ma vie» (que je ne pensais pas rencontrer tout court, d’ailleurs). J’avoue qu’après l’avoir seulement trouvé mignon, je me suis mise à penser de plus en plus régulièrement à lui, ce qui ne s’est guère arrangé à partir du moment où nous avons commencé à travailler ensemble. J’avoue que j’ai vécu deux mois sur un petit nuage en attendant qu’il me déclare cette flamme que j’avais crû lire dans ses yeux. J’avoue que je n’ai pas hésité à annuler sans préavis plusieurs soirées prévues de longue date pour l’accompagner aux siennes, lors desquelles il m’a présenté tout ses amis. J’avoue avoir craint le pire lorsqu’il m’a envoyé un texto un soir pour me dire «qu’il m’appréciait beaucoup mais que la situation était compliquée». J’avoue avoir perdu pied lorsqu’il m’a appris qu’il avait une copine, et qu’il m’a reproché de ne lui avoir jamais posé la question. J’avoue que ça ne m’avait même pas effleuré vu la manière dont il se comportait avec moi, mais c’est vrai, c’était trop beau. J’avoue que depuis, chaque matin, je traîne mes basques pour aller au taf en espérant ne pas le croiser, ne pas avoir à lui parler, et tout le contraire à la fois. J’avoue que je ne sais pas quoi faire : me ridiculiser en le suppliant de larguer sa nana (pourquoi le ferait-il, elle est sûrement mieux que moi qui sinon ne serais pas une éternelle célibataire), ou tenter de passer à autre chose… J’avoue qu’il y a des jours où franchement on ferait mieux de rester couché en écoutant de la musique triste… Enfin j’avoue que c’est mon premier aveu sur ce site, découvert dans «Aller Retour». Merci la RATP, pour une fois…
Voir les autres aveux de cette personne - Envoyer cet aveu à un ami