Les aveux ...

2 aveux trouvés

Para-Fée Nylène-Diamine, 15 ans, Grenoble

J'avoue que je n'ose pas me couvrir la tête dans la rue lorsqu'il pleut. La plupart des capuches de mes débardeurs, sweats, vestes ou manteaux me font une tête minuscule et donc ridicule.
Le reste ne couvre que la moitié de mon crâne, et non seulement je suis à demi-mouillée mais j'ai aussi l'air encore plus ridicule avec mes tifs grassouilles devant et pas derrière.
Prendre un parapluie ? Beaucoup trop compliqué et très dangereux surtout ! Dès qu'il y a un peu de vent, il se retourne ou il s'envole, il y a toujours une baleine qui se barre en sucette, je manque de peu d'éborgner la moitié des gens que je croise, et je ne sais jamais quoi en faire, une fois arrivée au lycée, de cet amas de tissu tout mouillé... Et il y a un peu du fait que je me sente conne, un bras levé tenant un truc au-dessus de ma tête...
Compliquée ? Oui, mais adolescente : tout s'explique ! Et puis ça me passera, enfin j'espère...

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Para-Fée Nylène-Diamine, 15 ans, Grenoble

J'avoue m'être toujours foutu de la gueule des couples qui gagatisent. Ils se trouvent des surnoms tous aussi cuculs les uns que les autres, ils se bisouillent en pouffant et en laissant échapper des couinements... Je les trouvais pitoyables et débiles. Non, je ne souffre ni d'un complexe de supériorité, ni de jalousie pathologique. On va dire que je n'avais jamais connu auparavant de situation favorable à ce genre de... déviations. Or, ayant trouvé un copain pendant les vacances, je me suis surprise moi aussi à l'appeller par des sobriquets ridicules et tarabiscotés, et à émettre des cris de cochon d'Inde nauséeux quand je suis dans ses bras. Ah ! J'ai honte...

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